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Combien coûte vraiment un mandat de gestion pour la trésorerie de votre entreprise ?

Frais de gestion, droits de garde, frais des supports sous-jacents : la décomposition complète d'un mandat sur compte-titres société, et les six questions à poser avant de signer.

10 min de lectureMis à jour le 24 août 2026

Déléguer la gestion de la trésorerie longue d'une société à un professionnel — banque privée ou société de gestion, via un mandat sur compte-titres — séduit les dirigeants qui n'ont ni le temps ni l'envie de suivre des marchés. Le principe est simple : vous confiez le pilotage, un gérant décide, vous recevez un reporting. Le problème n'est presque jamais le principe. C'est que la facture réelle tient rarement sur une seule ligne, et qu'elle se découvre souvent après coup, agrégée dans la performance nette sans détail.

Qu'est-ce qu'un mandat de gestion, concrètement

Sur un compte-titres ordinaire ouvert au nom de la société, deux modes de gestion coexistent. En gestion libre, le dirigeant (ou son conseil) arbitre lui-même les lignes. En gestion sous mandat, un gérant professionnel prend les décisions d'allocation et d'arbitrage dans le cadre d'un profil défini à l'avance (prudent, équilibré, dynamique), sans validation ligne par ligne. La plupart des établissements réservent ce service à partir d'un seuil d'entrée, généralement autour de 100 000 €, parfois davantage pour les mandats les plus personnalisés.

La structure de frais, ligne par ligne

Type de fraisFourchette marchéCas étudié (2 M€)Récurrence
Frais de gestion sous mandat0,5 % à 1,5 %0,90 %Annuel
Droits de garde0,10 % à 0,30 %0,20 %Annuel
Frais des supports sous-jacents (OPCVM, ETF)0,10 % à 2,5 %0,35 % moyen pondéréAnnuel
Frais de courtage / arbitrageInclus ou 0 à 0,3 % par opérationInclusPar opération
Frais d'entrée0 % à 1 %0 % (rare au-delà de 500 k€)Unique
Total effectif observé sur le marché français en 2026 : souvent entre 1,3 % et 1,8 % par an tous frais compris — rarement lisible sur une seule ligne de relevé.

Ce que ça donne sur cinq ans

Sur un mandat de 2 M€, profil équilibré visant 4 % brut annuel, une addition réaliste des frais (mandat + sous-jacents + garde) autour de 1,5 % par an ramène le rendement net à 2,5 %. Sur cinq ans, l'écart cumulé entre 4 % brut et 2,5 % net dépasse 150 000 €. Ce n'est pas un problème en soi — un gérant qui protège le capital et évite les erreurs de comportement peut largement valoir ce prix. Le problème apparaît quand ce chiffre n'est jamais présenté agrégé, et que le dirigeant découvre l'écart brut/net au moment de comparer avec une autre solution.

Mandat, gestion libre ou contrat de capitalisation : comment trancher

Le mandat a du sens quand la société dispose d'une trésorerie significative, d'un horizon de plusieurs années, et que personne en interne ne veut suivre les marchés. Il perd son intérêt si le montant reste sous le seuil d'entrée réel des gérants sérieux, ou si l'horizon est trop court pour amortir les frais fixes. Sur un horizon long avec architecture ouverte et fiscalité différente, le contrat de capitalisation luxembourgeois reste une alternative à comparer terme à terme, frais contre frais.

Avant de déléguer, un préalable trop souvent sauté

Confier un mandat suppose de savoir précisément quelle part de la trésorerie peut réellement être immobilisée sans risque pour l'exploitation. C'est un travail de trésorerie prévisionnelle, pas de placement — et c'est justement le point de départ que recommandent la plupart des cabinets d'expertise-comptable spécialisés PME avant toute délégation de gestion : établir un prévisionnel de flux fiable avant de sanctuariser un montant sur plusieurs années.

Les six questions à poser avant de signer un mandat

  • Le mandat est-il vraiment discrétionnaire, ou s'agit-il d'une « gestion pilotée » à profils figés vendue comme un mandat ?
  • Le rapport annuel agrège-t-il tous les frais — mandat, sous-jacents, courtage — en un seul montant en euros, conformément à MIF 2 ?
  • Quelle est la clause de sortie : délai de résiliation, pénalité éventuelle, frais de transfert des titres vers un autre établissement ?
  • Le gérant perçoit-il aussi des rétrocessions des sociétés de gestion dont il sélectionne les fonds, et cette rétrocession est-elle communiquée ?
  • Le seuil d'entrée affiché (souvent 100 k€) est-il un plancher ferme ou négociable selon la relation bancaire existante ?
  • Le reporting est-il un document écrit et daté, ou seulement un accès à une plateforme dont l'historique n'est pas garanti ?

Le rôle d'EXP Capital dans ce type de dossier

EXP Capital n'assure pas elle-même la gestion sous mandat : le cabinet intervient en amont, en qualité d'apporteur d'affaires, pour orienter vers l'enveloppe et le partenaire les plus adaptés à la situation de la société — et, comme pour toute autre solution recommandée, la rétrocession perçue est communiquée par écrit avant signature, produit par produit.

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