Cas client : comment une holding a réparti 3,4 M€ entre 5 banques après un audit FGDR
Un deuxième dossier réel, anonymisé, différent du premier : holding et deux filiales, trésorerie consolidée par cash-pooling, réparti pour rester sous le plafond de garantie sur chaque établissement.
Deuxième cas réel, anonymisé en accord avec le dirigeant — volontairement différent du premier profil déjà publié sur ce site. Holding animatrice et deux filiales d'exploitation (conseil et négoce), 22 salariés au total, 3,4 M€ de trésorerie consolidée par une convention de cash-pooling au niveau de la holding. Le dirigeant nous contacte fin 2025 après la lecture d'un article sur la garantie FGDR : toute la trésorerie du groupe était logée dans une seule banque.
Étape 1 : ce que l'audit a révélé
3,4 M€ consolidés sur 4 comptes différents, tous ouverts dans le même établissement bancaire (deux comptes de filiales, un compte holding, un compte de cash-pooling). Au regard du FGDR, ces quatre comptes comptent comme un seul dépôt d'un seul déposant moral dans un seul établissement : la couverture réelle en cas de défaillance bancaire n'aurait été que de 100 000 € sur l'ensemble, soit moins de 3 % de la trésorerie du groupe.
Étape 2 : la répartition retenue
| Poche | Montant | Établissements distincts | Véhicule |
|---|---|---|---|
| Opérationnelle | 400 k€ | Banque historique (relation crédit) | Compte courant + livret pro |
| Tactique — sécurisée FGDR | 1 200 k€ | 4 banques distinctes, 300 k€ chacune | DAT 12 à 24 mois échelonnés |
| Stratégique court | 900 k€ | Compte-titres logé chez le teneur de compte | Obligataire IG diversifié |
| Stratégique long | 900 k€ | Compagnie d'assurance luxembourgeoise (FGAP, hors FGDR) | Capitalisation multi-supports |
Étape 3 : ce que le cash-pooling a changé (et pas changé)
La convention de cash-pooling existante a été conservée pour le pilotage quotidien du BFR entre les trois entités — elle ne concerne que la poche opérationnelle. La répartition bancaire de la trésorerie excédentaire, elle, a été traitée séparément et documentée dans une politique de placement groupe signée par le dirigeant et son expert-comptable, avec une revue annuelle des agréments bancaires utilisés.