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Placer la trésorerie de votre entreprise seul ou avec un conseiller : le test honnête

Vous n'avez pas toujours besoin d'un conseiller pour placer la trésorerie de votre société. Un test en 7 questions dit quand le faire seul, quand déléguer, et ce que chaque option change en euros.

11 min de lectureMis à jour le

Rédigé par l'équipe EXP Capital

Cabinet de gestion de patrimoine dédié aux dirigeants de PME, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 25005915. Rémunéré par rétrocessions, communiquées par écrit contrat par contrat ; aucun honoraire facturé.

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Sommaire

Non, dans le cas simple, vous n'avez pas besoin d'un conseiller pour placer la trésorerie de votre entreprise : une seule société, un horizon d'environ 12 mois ou moins, et un montant qui tient dans un ou deux comptes à terme ou un fonds monétaire. Vous le faites seul en quelques heures, et un intermédiaire n'y ajoute en général rien de mesurable qui justifie une rétrocession annuelle.

Le conseiller devient rationnel quand apparaissent une holding, plusieurs poches à horizons différents, des montants supérieurs à la garantie des dépôts (FGDR, Fonds de garantie des dépôts et de résolution : 100 000 € par déposant et par banque), un produit à documentation contractuelle ou fiscale lourde, ou plusieurs banques à comparer. Le test plus bas vous situe.

Un dirigeant nous demande souvent : « est-ce que ça vaut le coup de vous appeler pour 200 000 € ? ». La réponse dépend moins du montant que de la structure et du nombre d'horizons.

Que pouvez-vous souscrire seul, sans aucun intermédiaire ?

Les produits qui se souscrivent directement auprès d'une banque et se suivent sans arbitrage : le compte à terme, le livret professionnel et un fonds monétaire logé dans un compte-titres au nom de la société. Ils couvrent la poche court terme de la plupart des PME sans compétence financière pointue.

  • ▸Le compte à terme (DAT) : un contrat avec votre banque, taux et durée fixés d'avance, sans frais d'entrée. Rationnel dès 50 000 € environ ; en dessous, le livret pro suffit.
  • ▸Le livret professionnel : disponible à tout moment, souvent plafonné et peu rémunéré, mais le plus simple pour les premiers 10 000 à 50 000 € excédentaires.
  • ▸Le fonds monétaire via un compte-titres société : souscription en ligne ou en agence, document d'informations clés (DIC) de trois pages au plus, parts généralement rachetables en un à deux jours ouvrés. Pertinent dès 100 000 € environ.

Comparer trois banques, lire un DIC et signer demande de l'ordre d'une demi-journée. Si votre besoin s'arrête là, un intermédiaire ne vous apporte que du confort, qui se paie sur l'encours.

Qu'apporte réellement un conseiller, et que garantit son statut ?

Un conseiller apporte trois choses qu'un dirigeant seul obtient difficilement : l'accès comparé à plusieurs partenaires, la structuration en poches avec leur fiscalité propre, et le temps de suivi. Il n'apporte pas de rendement en soi.

Le cadre réglementaire le plus détaillé est celui du conseiller en investissements financiers (CIF), qui exerce à titre habituel le conseil en investissement, c'est-à-dire des recommandations personnalisées sur des instruments financiers (article L541-1 du code monétaire et financier). Il est immatriculé à l'ORIAS, le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance, assuré en responsabilité civile professionnelle (L541-3) et adhérent d'une association agréée par l'AMF (L541-4).

Il vous remet un document d'entrée en relation (article 325-5 du règlement général de l'AMF), signe avec vous une lettre de mission (article 325-6), puis formalise sa recommandation dans une déclaration d'adéquation (article 325-17). Il ne peut recevoir ni instruments financiers de ses clients, ni d'autres fonds que ceux qui rémunèrent sa prestation (article L541-6).

Ce cadre est celui du CIF ; tous les intermédiaires n'en relèvent pas. Selon le produit, la catégorie d'inscription change : courtier en assurance pour un contrat de capitalisation, intermédiaire en opérations de banque et services de paiement (IOBSP) pour un produit bancaire, CIF pour du conseil sur des parts de fonds. EXP Capital est immatriculé à l'ORIAS (n° 25005915) comme courtier en assurance et IOBSP (page À propos). Vérifiez toujours que la catégorie correspond au produit proposé.

Ce cadre ne protège pas d'un conseil médiocre : une lettre de mission est une obligation de forme, pas une garantie de résultat.

Combien coûte l'intermédiaire, et à quoi comparer ce coût ?

Environ 1 % par an du montant placé, intégré aux frais de l'enveloppe : c'est l'ordre de grandeur de la rétrocession moyenne d'EXP Capital, apporteur d'affaires sans aucun honoraire facturé (page Tarifs). Le montant exact vous est communiqué par écrit, en euros, contrat par contrat, avant signature. La bonne comparaison n'est pas le rendement brut du produit, mais l'écart de rendement net que l'intermédiaire obtient par rapport à ce que vous auriez fait seul.

Un calcul fixe l'ordre de grandeur, sans promesse de rendement. Sur 1 M€, une rétrocession de 1 % par an représente 10 000 € par an, déjà comprise dans les frais du produit. Elle se justifie si le résultat net de la solution structurée, rétrocession déduite, dépasse celui que vous auriez obtenu seul : 0,5 point d'écart par an représente 5 000 €, 2 points 20 000 €. Ce sont des hypothèses de calcul, pas des résultats attendus.

Si vous aviez de toute façon souscrit le même compte à terme dans la même banque, l'intermédiaire vous coûterait sa commission et ne vous rapporterait rien.

ProfilSeulAvec un intermédiaireLecture indicative
Société unique, 150 k€, 12 moisUn DAT ou un fonds monétaire, une demi-journéeRien de mesurable en général : même produit, même banqueSeul
Société unique, 400 k€, 12 à 36 moisDAT + monétaire dans 2 banques, suivi fiscal des fonds (art. 209-0 A)Capitalisation ou fonds obligataire daté pour la part à 3 ans, offres comparéesZone grise : audit, puis décision
Holding + filiale, 800 k€, 2 pochesRépartition entre 3 à 4 banques (FGDR), deux situations fiscales à suivreStructuration des poches, capitalisation pour la poche longue (fiscalité propre aux sociétés, art. 238 septies E du code général des impôts, CGI), suivi annuelDéléguer est rationnel
Holding après cession, 2 M€, 3 horizonsSuivi régulier de trois horizons, à assumer seulPolitique de placement écrite, comparaison de partenaires, revue annuelleDéléguer, à condition de bien choisir
Ordres de grandeur indicatifs, sans promesse de rendement : la lecture dépend du nombre de structures, de poches et de produits lourds plus que du montant. Situations à étudier avec votre expert-comptable.

Le test en 7 questions : de quel côté êtes-vous ?

Ce test est une grille d'orientation générale, pas un conseil en investissement personnalisé : votre situation reste à étudier avec votre expert-comptable. Cochez ce qui décrit votre situation réelle aujourd'hui, pas celle que vous espérez dans deux ans. En dessous de deux cases, notre lecture est que vous n'avez pas besoin de nous.

Cochez chaque affirmation vraie pour votre entreprise aujourd'hui.

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0 ou 1 case : placer seul suffit le plus souvent. Un DAT ou un fonds monétaire via votre banque couvre probablement votre besoin, et un intermédiaire n'apportera que rarement un écart qui justifie sa rémunération.

Dans quels cas un conseiller ne vous sert à rien, nous compris ?

Quand votre besoin se résume à un compte à terme ou à un livret pro, que la trésorerie couvre à peine le besoin en fonds de roulement, que l'horizon reste flou ou que le produit est déjà choisi : il n'y a rien à structurer, et nous vous le disons dès le premier échange. Ces cas recoupent nos critères de refus, détaillés dans l'article lié en fin de page, et valent pour n'importe quel cabinet.

Si vous placez seul, comment éviter de payer plus cher que la rétrocession ?

Quatre erreurs coûtent souvent plus cher que la rétrocession d'un conseiller, et ne demandent que de la méthode.

  1. 01Ne pas dépasser 100 000 € par établissement sans l'avoir décidé : au-delà du plafond FGDR, le surplus est exposé à la défaillance de la banque. Un second compte prend du temps : anticipez-le.
  2. 02Prévenir l'expert-comptable avant d'acheter des parts de fonds : l'article 209-0 A impose de suivre l'écart de valeur liquidative à chaque clôture. Un e-mail avec le DIC suffit.
  3. 03Lire la clause de sortie anticipée du DAT, pas seulement le taux : un taux progressif n'atteint sa moyenne qu'à l'échéance, et une sortie anticipée coûte souvent 3 à 6 mois d'intérêts.
  4. 04Garder le besoin en fonds de roulement hors du placement : il reste sur le compte courant quoi qu'il arrive.

Avec ces quatre points, vous obtenez seul l'essentiel de ce qu'un conseiller apporterait sur une poche court terme ; l'écart se creuse avec la poche longue et la multi-structure.

Questions fréquentes

Faut-il un conseiller pour ouvrir un compte à terme au nom de sa société ?

Non. Le compte à terme est un contrat direct entre votre société et sa banque : taux, durée et pénalités de sortie figurent dans les conditions particulières, et vous pouvez le souscrire sans conseiller ni déclaration d'adéquation. Comparer trois banques prend une demi-journée. Un intermédiaire n'y ajoute qu'une commission d'apport, sauf s'il vous fait obtenir de meilleures conditions que celles que vous auriez seul.

Un dirigeant peut-il acheter seul un fonds monétaire pour sa société ?

Oui, via un compte-titres ouvert au nom de la société, en agence ou en ligne. La principale précaution fiscale est l'article 209-0 A du CGI : l'écart de valeur liquidative est imposé chaque année à l'IS, même sans vente. Prévenez votre expert-comptable avant la souscription en lui transmettant le document d'informations clés et la date d'achat.

Comment vérifier qu'un conseiller en trésorerie d'entreprise est bien habilité ?

Demandez son numéro ORIAS et vérifiez-le sur orias.fr : la fiche indique les catégories d'inscription (conseiller en investissements financiers ou CIF, courtier en assurance, intermédiaire en opérations de banque). Un CIF adhère en plus à une association agréée par l'AMF. Contrôlez que la catégorie correspond au produit proposé : EXP Capital est inscrit comme courtier en assurance et intermédiaire en opérations de banque (n° 25005915). Méfiez-vous de tout virement vers le cabinet plutôt que vers l'assureur ou la banque.

À partir de quel montant un conseiller en trésorerie devient-il utile ?

Il n'y a pas de seuil unique. Le conseiller devient rationnel quand la complexité apparaît : plusieurs structures, plusieurs horizons, un montant qui dépasse 100 000 € par banque, un produit à documentation contractuelle ou fiscale lourde. Tant que le montant tient dans un ou deux comptes à terme ou un fonds monétaire sur une société unique à horizon court, le gain d'un intermédiaire est rarement mesurable face à sa rétrocession.

Un conseiller en investissements financiers peut-il détenir la trésorerie de ma société ?

Non, s'il agit en qualité de CIF : l'article L541-6 du code monétaire et financier lui interdit de recevoir des instruments financiers de ses clients et d'autres fonds que ceux qui rémunèrent sa prestation. Cette règle ne vaut pas pour les autres statuts : demandez par écrit qui reçoit chaque paiement, et écartez toute demande de virement vers le cabinet que le contrat n'explique pas.

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